Reporters sans frontières

LIBÉRATION D'HERVÉ GHESQUIÈRE ET STÉPHANE TAPONIER APRÈS UN AN ET DEMI DE CAPTIVITÉ

LIBÉRATION D’HERVÉ GHESQUIÈRE ET STÉPHANE TAPONIER APRÈS UN AN ET DEMI DE CAPTIVITÉ

Publié le dimanche 9 mai 2010. Mis à jour le vendredi 1er juillet 2011.
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Reporters sans frontières a appris avec une grande émotion la libération, ce jour, des deux journalistes français Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, et de leur traducteur afghan Reza, pris en otage par un groupe de taliban le 29 décembre 2009, dans la province de Kapisa alors qu’ils réalisaient un reportage pour la chaîne de télévision France 3.

“Nous sommes grandement soulagés par cette nouvelle, que nous n’avions jamais cessé d’espérer tout au long des 547 jours de captivité des otages. Nos récents entretiens avec les autorités afghanes et les responsables français en charge du dossier laissaient entrevoir un espoir de libération prochaine. Nous tenons à saluer les efforts des gouvernements français et afghans qui ont permis, grâce à la négociation, la libération d’Hervé et Stéphane et de leurs accompagnateurs, sains et saufs. Nous espérons qu’ils pourront retrouver leur famille au plus vite”, a déclaré de Jean-François Julliard, secrétaire-général de Reporters sans frontières.

D’après Abdol Hakim Akhonzadeh, représentant du gouverneur de Kapisa dans la ville de Takap, contacté par Reporters sans frontières, les journalistes auraient été libérés vers 17 heures (heure locale). L’Elysée a immédiatement informé les familles d’Hervé et Stéphane, présentes au rassemblement de soutien organisé sur la place Igor Stravinski, à Paris, pour les dix-huit mois de captivité des otages. L’organisation avait mis en place un dispositif qui reconstituait les conditions de détention des deux journalistes afin de sensibiliser l’opinion publique et pour lancer un nouvel appel en faveur de leur libération.

Du 20 au 25 juin 2011, une délégation de Reporters sans frontières, composée de son secrétaire général, Jean-François Julliard, son président, Dominique Gerbaud, et son chercheur en charge de l’Afghanistan, Reza Moini, s’était rendue à Kaboul pour s’informer de la situation des otages. Elle y avait notamment rencontré le ministre de l’Information et de la Culture, Makhdom Raheen, le ministre des Affaires étrangères, Zalmaï Rasoul, le président de la Commission de la sécurité nationale, Rangin Dadfar Spanta, l’ambassadeur de France, Bernard Bajolet, et différentes associations de journalistes.

Reporters sans frontières rappelle que l’Afghanistan demeure néanmoins un des pays les plus dangereux pour les professionnels de l’information. Les journalistes afghans paient un lourd tribut pour leur collaboration avec la presse étrangère. Au moins quinze reporters ont été enlevés par des groupes mafieux ou insurgés en Afghanistan depuis 2009.

Un an et 6 mois : Rassemblement de soutien

Le mercredi 29 juin 2011, cela fera un an et six mois que nos deux amis et confrères de France 3, Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, ainsi que leur trois accompagnateurs afghans, Reza, Ghulam et Satar, sont détenus en Afghanistan. Ils ont été pris en otage par un groupe de talibans le 29 décembre 2009 dans la province de Kapisa alors qu’ils réalisaient un reportage pour l’émission "Pièces à conviction".

Un an et demi après cet enlèvement inacceptable, Reporters sans frontières et le Comité de soutien à Hervé et Stéphane appellent à un mouvement fort de solidarité à Paris et dans toute la France.

Un grand rassemblement républicain est organisé le mercredi 29 juin à 14H, Place Igor Stravinski (Fontaine des Automates) dans le 4ème arrondissement de Paris.

En présence des familles, et de nombreuses personnalités politiques et médiatiques qui rappelleront l’urgence de la libération d’Hervé et Stéphane.

Des portraits contre l’oubli

Le vendredi 13 mai marquera le 500e jour de captivité de Hervé Ghesquière, Stéphane Taponier et leurs trois accompagnateurs afghans. Sans preuve de vie depuis novembre 2010, sans nouvelle rassurante quant à une issue prochaine, la mobilisation est de plus en plus difficile. Plus que jamais Hervé et Stéphane ont besoin de nous. Nous devons rester mobilisés jusqu’à leur libération.

Pour inscrire les visages de Hervé et Stéphane dans l’espace urbain, et les rappeler à la mémoire des Français, Reporters sans frontières, avec le Comité de soutien, va accrocher leurs portraits derrière les grilles de plus de cinquante parcs, jardins et squares de la Ville de Paris.

Leurs visages seront accompagnés d’un carton rappelant qu’il s’agit de la plus longue prise d’otages de journalistes français depuis 25 ans. Le grand format des photos accrochées (1mx1m), le traitement en noir et blanc des tirages, la mise en valeur de leurs regards qui fixent les passants derrière les grilles : tout contribuera à rendre leur présence belle et poignante.

Cette installation aura lieu du vendredi 13 mai au mardi 17 mai 2011. Elle sera inaugurée lors d’un rassemblement de soutien le vendredi 13 mai à 11 heures, Place des Vosges à Paris, en présence de Reporters sans frontières, du Comité de soutien à Hervé et Stéphane, de la Mairie de Paris, des familles et des représentants de France Televisions.

Par ailleurs, Reporters sans frontières a lancé l’opération "Une mosaïque contre l’oubli" et appelle les internautes à construire une mosaïque virtuelle à l’aide de leur profil Facebook. Les membres du réseau social sont invités à se connecter sur http://500jours.soutienherveetsteph.... Chaque photo de profil téléchargée fait ainsi réapparaître les visages de Stéphane et Hervé. Une manière de lutter ensemble contre l’oubli qui les guette, à l’approche des 500 jours de captivité.

Débat sur La Chaîne Parlementaire : Otages, le prix à payer pour informer.

Christian Chesnot, Georges Malbrunot, Florence Aubenas, ou plus récemment Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière, ont été enlevés ou sont encore retenus aujourd’hui dans le cadre de leur travail de reporter dans les zones les plus dangereuses du globe. Alors, ces enlèvements sont-ils le prix à payer pour informer nos concitoyens ? c’est la question à laquelle tenteront de répondre Christophe Ruaults et ses invités :

  • Jean François Julliard : journaliste, Secrétaire général de Reporters sans frontières
  • Philippe Rochot, reporter de guerre, pris en otage par l’organisation de la Justice révolutionnaire en mars 1986 pendant 105 jours
  • François Loncle, journaliste de formation, député socialiste, auteur du rapport "comment protéger des journalistes en temps de guerre"
  • François Rochebloine, député nouveau centre, co auteur du rapport "comment protéger les journalistes en temps de guerre"

Débat : La gestion des otages par les démocraties

Un débat sur le délicat problème des journalistes pris en otages aura lieu :

Mardi 10 mai à 17 heures au Centre d’accueil de la presse étrangère (CAPE)

Intervenants :

  • Bernard KOUCHNER, ancien Ministre des Affaires Etrangères,
  • Florence AUBENAS, ancien otage en Irak et marraine du Comité de soutien
  • Joëlle KAUFFMANN, qui remua ciel et terre pour obtenir la libération de son mari Jean-Paul, alors retenu en otage au Liban.
  • Jean-François Julliard Secrétaire général de Reporters sans frontières
  • Richard Coffin, porte-parole du Comité de soutien

Centre d’Accueil de la Presse Etrangère
Grand Palais
Angle Cours la Reine /Av. Winston Churchill
Perron Alexandre III

Inscription : apesiege@gmail.com

MOBILISEZ-VOUS POUR HERVÉ GHESQUIÈRE ET STEPHANE TAPONIER, À L’OCCASION DES 500 JOURS DE CAPTIVITÉ

Le vendredi 13 mai marquera le 500e jour de captivité pour Hervé Ghesquière, Stéphane Taponier et leurs trois accompagnateurs afghans. Cette prise d’otages est l’une des plus longues de l’histoire du journalisme français.

Reporters sans frontières, avec la collaboration de Hobbynote et du Comité de soutien, lance aujourd’hui l’opération "Une mosaïque contre l’oubli". Il s’agit d’un site éphémère - http://500jours.soutienherveetsteph... - qui invite les internautes à construire une mosaïque virtuelle grâce à la photo de leur profil Facebook. Chaque photo téléchargée fait ainsi réapparaître les visages de Stéphane et Hervé. Une manière de lutter ensemble contre l’oubli qui les guette, à l’approche des 500 jours de captivité.

Depuis plus de cinq mois, les familles de Hervé et Stéphane sont sans nouvelles. Aucun contact direct ou indirect. Ni photo, ni vidéo, les preuves de vie sont déjà très anciennes. Il faut redonner un nouveau souffle aux négociations menées en Afghanistan et en France. Hervé, Stéphane, Reza, Ghulam et Satar ne doivent pas sombrer dans l’oubli. Le rappel quotidien effectué sur les antennes de France Télévisions est essentiel.

Tant qu’ils n’ont pas été libérés, la mobilisation doit continuer. Tous les gestes en leur faveur ont du sens et une utilité. “On se demande toujours à quoi ça sert de se mobiliser, remarque Florence Aubenas. J’ai été détenue en Irak. Je suis revenue. Ça sert à ça.”

A leur retour, l’ampleur du soutien sera un réconfort indispensable. Il faut continuer de penser à eux. Il faut continuer de demander leur libération. Hervé et Stéphane se sont rendus en Afghanistan pour nous informer. Nous devons les aider à rentrer.

La mairie de Paris installe de grands portraits de Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier sur la place de la République

Pour rappeler la solidarité de Paris et de ses habitants avec les journalistes français et leurs trois accompagnateurs afghans retenus en otage depuis 395 jours, Bertrand Delanoë a décidé d’afficher les portraits des journalistes et les noms des cinq otages sur une bâche de 9 m2, place de la République, symbole des valeurs de la République et des Droits de l’Homme.

Ces portraits seront inaugurés vendredi par Anne Hidalgo, Patrick Bloche, Rémi Féraud et Florence Aubenas, en présence des proches des journalistes otages, du comité de soutien, ainsi que de Reporters Sans Frontières.

Suite à la mobilisation en faveur de la libération des journalistes de France 3 et de leurs accompagnateurs, le 29 décembre 2010 sur le parvis de l’Hôtel de Ville, cette initiative s’inscrit dans la continuité de l’action de la Ville de Paris pour la liberté de la presse.

Vendredi 28 janvier - 12H Place de la République à Paris

Enlevés depuis un an : les visages d’Hervé et Stéphane projetés sur l’Arc de Triomphe

Les visages des deux journalistes français Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier ont été projetés mercredi 29 décembre, à 6h30 sur l’Arc de Triomphe à Paris. Sous le slogan "Libérez les otages", leurs portraits ont orné le monument situé en haut des Champs-Elysées.

"Il y a un an, ces deux reporters expérimentés et leurs trois accompagnateurs afghans étaient kidnappés par un groupe armé. Ils accomplissaient leur travail d’information. Aujourd’hui, l’inquiétude se mèle à la colère face à cette prise d’otage interminable. En projetant leurs visages sur l’Arc de Triomphe, nous souhaitons rappeler aux autorités françaises que les promesses d’une libération prochaine ne nous suffisent plus. Au Président Nicolas Sarkozy de faire du sort des deux journalistes une priorité nationale", a déclaré Jean-François Julliard, secrétaire général de Reporters sans frontières, à l’origine de cette opération.

Hervé Ghesquière, Stéphane Taponier et leurs trois accompagnateurs afghans sont retenus par un groupe taliban dans la province de Kapisa, en Afghanistan, depuis le 29 décembre 2009. Il s’agit d’une des prises d’otage les plus longues de l’histoire du journalisme français au cours de ces vingt dernières années.

Avec le soutien de la presse quotidienne française, nationale et régionale, une campagne pour la libération des deux journalistes a paru dans les éditions du mercredi 29 décembre d’une quinzaine de titres hexagonaux (Le Monde, Libération, L’Humanité, L’Équipe, etc.)

A l’initiative de Reporters sans frontières, du comité de soutien et de la Mairie de Paris, un rassemblement pour Hervé et Stéphane a eu lieu à 11 heures, sur le parvis de l’Hôtel de Ville, devant un parterre de 300 personnes. Plusieurs personnalités et proches des otages ont pris la parole, dont Pierre Schapira, adjoint au Maire de Paris, chargé des Relations internationales, Florence Aubenas et Arlette Taponier, mère de Stéphane.

"C’est bien parce que nous ne savons rien de précis, que nous devons maintenir une pression sur ceux qui savent, tous ceux qui ont un brin d’information et un peu de pouvoir" a déclaré Dominique Gerbaud, président de Reporters sans frontières. "Nous demandons aux autorités françaises de hausser le ton devant tous ceux qui font barrage à la libération d’Hervé et Stéphane. Le gouvernement français sait très bien où sont les empêcheurs de libérer nos amis."

À la nuit tombante, des journalistes, des proches de Hervé et Stéphane mais aussi des anonymes ont allumé des dizaines de bougies sur les marches de l’Hôtel de Ville de Paris.

Vidéo des otages de France 3 : une "preuve de vie” insuffisante

A l’approche de la première année de captivité d’Hervé Ghesquière, Stéphane Taponier et leurs trois accompagnateurs afghans, les autorités françaises ont annoncé, le 20 décembre 2010, avoir reçu une vidéo des deux journalistes français.
“Bien entendu, il s’agit d’une bonne nouvelle pour les familles, rassurées de voir leurs proches en vie, apparemment en bonne santé bien qu’amaigris et affaiblis par ces douze mois de captivité. Mais cette ‘preuve de vie’ fait craindre que la libération des cinq otages ne soit pas encore à l’ordre du jour”, a déclaré Reporters sans frontières.
“Le chantage exercé par les ravisseurs à la veille des fêtes de fin d’année est insupportable. Nous rappelons l’urgence de la libération de nos confrères. Ils doivent retrouver leurs proches au plus vite, a ajouté l’organisation. Nous ne doutons pas des efforts déployés par les autorités françaises, mais la lenteur des négociations est extrêmement inquiétante.”
Hervé Ghesquière, Stéphane Taponier et leurs trois accompagnateurs afghans sont retenus par un groupe taliban dans la province de Kapisa, en Afghanistan, depuis le 29 décembre 2009. Il s’agit d’une des prises d’otage les plus longues de l’histoire du journalisme français au cours de ces vingt dernières années. Avec le soutien de la presse quotidienne française, nationale et régionale, une campagne pour la libération des deux journalistes paraîtra dans les journaux, le mercredi 29 décembre.
Le même jour, à 11 heures, à l’initiative de Reporters sans frontières et du comité de soutien, un rassemblement pour Hervé et Stéphane aura lieu, parvis de l’Hôtel de Ville de Paris, en présence des proches des deux journalistes, et de personnalités politiques et médiatiques. Suivra, à 17 heures, une veillée organisée autour de la patinoire aménagée devant la Mairie de Paris. Il est essentiel qu’au 365e jour de leur captivité, la profession et l’opinion publique se mobilisent pour rappeler l’urgence de leur libération.

Des centaines d’enfants de Saint Ouen se mobilisent et le comité de soutien lance une campagne nationale.

Plus de 300 dessins d’enfants ont été exposés le mercredi 24 novembre, de 14h à 16 h, sur la place de la République (face à la Mairie) à Saint-Ouen (93), en présence des enfants, du comité de soutien, de Florence Aubenas, de Jacqueline Rouillon, maire de St Ouen, et de Jean-François Julliard, secrétaire général de Reporters sans frontières. A cette occasion, un appel a été lancé à tous les enfants de France pour s’associer à cette démarche.

Depuis quinze jours, des centaines d’écoliers de la ville de Saint-Ouen sont déjà mobilisés. Des membres de RSF, du Comité de soutien, des journalistes et Florence Aubenas les ont rencontrés pour parler d’Hervé et Stéphane et les sensibiliser à leur condition. A la suite de ces rencontres, les enfants ont tracé avec leurs couleurs et leurs regards des dessins d’espoir. Une manière pour eux de s’exprimer contre l’oubli.

Ces dessins seront ensuite acheminés en Afghanistan grâce à Reporters sans frontières et Otages du Monde en espérant que l’un de ces dessins parvienne à Hervé et Stéphane, comme un message d’espoir et de réconfort. Qu’ils ressentent fortement qu’ils ne sont pas oubliés.

Hervé Ghesquière, Stéphane Taponier et leurs trois accompagnateurs sont retenus otages en Afghanistan depuis maintenant près de 11 mois. La Mairie de Saint-Ouen, le Comité de soutien, Reporters sans Frontières, le Syndicat national des journalistes et la Société des journalistes de France 3 national veulent sensibiliser ces enfants à leur cause et ainsi amplifier le mouvement de soutien.

Plus d’informations sur www.liberezles.net

300 jours de trop pour Hervé et Stéphane

Lundi 25 octobre 2010, cela fera 300 jours que Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier ont été enlevés en Afghanistan, avec leurs trois accompagnateurs, alors qu’ils réalisaient un reportage pour le magazine Pièces à conviction sur France 3. France Télévisions, avec le Comité de soutien et Reporters sans frontières, organisent un concert exceptionnel de solidarité gratuit au Zénith de Paris, retransmis en direct sur France 3 à partir de 20h35. Le concert événement est relayé par RFI et TV5 Monde Radio France Internationale retransmet la soirée en FM à Kaboul (89.5 FM).

Dès 18h, France 3 propose aussi en direct une émission spéciale animée par Laurent Bignolas en co-animation avec Nathalie Amar (journaliste rédaction en français) et Farid Fatemi (journaliste rédaction en persan) de RFI, depuis les coulisses du Zénith avec les derniers préparatifs du concert, des reportages de la rédaction et qui, au-delà des frontières, parle de liberté. L’émission est traduite simultanément dans les langues parlées en Afghanistan, pachtou et dari (farsi) et retransmise sur liberezles.net et sur le site Internet de RFI.

Les places du concert sont à retirer dans toutes les FNAC (dans la limite de 4 places par personne).

Programmation : AaRON, Jean-Louis Aubert, Chimène Badi, Amel Bent, BB Brunes, Ben l’Oncle Soul, Calogero, Christophe, Camélia Jordana, Cock Robin, Empyr, Grand Corps Malade, Guillaume Grand, Grégoire, I AM , Joyce Jonathan, Judith, Bernard Lavilliers, Renan Luce, Christophe Maé, Pony Pony Run Run, Raphaël, Véronique Sanson, Shy’m, Soprano, Alain Souchon, Stromae, Zazie...

Plus de quatre cents personnes, dont de nombreux employés de France Télévisions, ont rappelé l’urgence d’obtenir la libération de Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière et les trois accompagnateurs afghans des mains de leurs ravisseurs afghans. Sur la place de la Bourse à Paris, le 2 septembre 2010, des représentants de France Télévisions, de la Mairie de Paris, du Comité de soutien et de Reporters sans frontières ont dénoncé une prise d’otages cruelle qui dure depuis près de 250 jours.

Pierre Schapira, adjoint au maire de Paris, a affirmé que cette mobilisation était le signe d’un combat en partage pour la liberté. Dans la foulée, Dominique Gerbaud, président de Reporters sans frontières, a salué les efforts de l’Etat pour libérer les deux journalistes dont le travail d’information est un "service rendu à la Nation". Qualifiant les prochaines semaines de "dernière ligne droite très délicate" avant leur libération, il a salué l’unité de la profession dans cette cause.

Jean Réveillon, conseiller de Rémy Pflimlin, nouveau président de France Télévisions a confirmé que le dossier des otages avait été le premier abordé lors de la passation de pouvoir avec Patrick de Carolis. "Stéphane et Hervé seront fiers de cette mobilisation en leur faveur, car nous sommes tous concentrés vers leur libération et celle de leurs accompagnateurs", a expliqué à la tribune Jean Réveillon.

Au nom du Comité de soutien, Patricia Philibert a rappelé les différents temps forts de la mobilisation de cet été. Les proches, amis et collègues des deux journalistes français, soutenus par Otages du Monde et Reporters sans frontières, ont été présents dans de multiples festivals et événements sportifs. Cette mobilisation intense a été saluée par Jean-François Julliard, secrétaire général de Reporters sans frontières et Elise Lucet de France 3. Tous deux ont déclaré partager l’espoir qu’il s’agisse du dernier rassemblement avant leur libération.

Pour la Société des journalistes de France 3, Yann Fossurier a précisé que l’optimisme actuel quant à une libération prochaine devait être "prudent" car en juin dernier, ce même enthousiasme d’une libération pendant l’été avait été démenti. "Ils ont déjà passé un hiver, un printemps et un été otages en Afghanistan. Nous allons continuer à nous mobiliser pour obtenir leur libération avant l’automne". De son côté, Emilien Jubineau du Syndicat national des journalistes (SNJ) de France 3 a salué la mobilisation commune de la direction et des syndicats de France Télévisions en faveur de Stéphane et Hervé, avant de lancer un cri d’espoir : "Libérez-les".

Tout autour de la place de la Bourse, des militants de Reporters sans frontières et des comédiens bénévoles ont mimé le sort des otages. Les yeux bandés, les mains attachées dans le dos et la bouche bâillonnée, ils voulaient rappeler ainsi la cruauté infligée aux journalistes otages.

200 jours de captivité pour Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière.

Samedi 17 juillet 2010, cela fera 200 jours que les journalistes de France 3, Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière, sont retenus en otages en Afghanistan. Reporters sans frontières appelle les autorités à redoubler d’efforts pour les libérer et les ramener en France au sein de leurs familles.

« Depuis trois mois, plus rien ! Pas un signe, pas une nouvelle. L’attente est terrible pour leurs proches et leurs collègues. Le temps passe. L’urgence de trouver une issue se fait de plus en plus sentir, a déclaré Jean-François Julliard, secrétaire général de Reporters sans frontières.

« Contrairement aux propos tenus par le président Nicolas Sarkozy, lors de son allocution télévisée du 12 juillet sur France 2, qui sous-entendait que les journalistes avaient commis une imprudence et étaient responsables de leur situation, Reporters sans frontières rappelle que Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière, deux journalistes chevronnés, remplissaient leur mission de service public en toute conscience des risques encourus. Nous sommes déçus par les propos du chef de l’Etat qui revient sur une polémique que nous pensions dépassée. De tels mots ne peuvent que créer un malaise et poser le doute sur le soutien réel des autorités aux deux journalistes.

« La loi récemment adoptée par le Parlement, qui prévoit que les personnes prises en otages devront, dans certains cas, rembourser les frais de leur libération, ajoute à notre inquiétude. Cette concomitance de faits et de déclarations n’est pas propice à une libération des deux journalistes dans les meilleures conditions. »

Avec 200 jours de détention, il s’agit d’une des prises d’otage les plus longues de l’histoire du journalisme français ces vingt dernières années. Reporters sans frontières envoie ses pensées aux deux journalistes, et particulièrement à Stéphane Taponier qui fêtera samedi ses 48 ans, et les appelle à garder l’espoir.

Hervé et Stéphane, six mois déjà : des messages par centaines.

Reporters sans frontières a invité toutes les personnes attachées à la défense de la liberté de la presse à venir soutenir l’équipe de France 3 retenue en otage depuis maintenant six mois. L’organisation a déployé une bâche géante sur les grilles du Jardin du Luxembourg, à Paris, le mardi 29 juin 2010, de 10h à 18h. Des centaines de personnes, journalistes, sénateurs et passants ont signé des mots de soutien à l’adresse des deux reporters.

"Sois fort", a écrit Thierry, le frère de Stéphane Taponier. "On vous attend, on a besoin de vous" a souligné au feutre bleu Ariane Mnouchkine, la fondatrice du Théâtre du Soleil.

"C’est une piqûre de rappel pour les autorités françaises. On sait qu’elles font tout mais on souhaite qu’elles fassent plus encore, qu’elles redoublent d’efforts" a déclaré Jean François Julliard, secrétaire général de Reporters sans frontières.
Le même jour, plusieurs titres de la presse quotidienne française (Le Monde, Libération, Le Parisien ou encore La Croix) ont publié un message alertant sur le fait que cette prise d’otages est plus longue que celles de Florence Aubenas, Georges Malbrunot et Christian Chesnot notamment.

Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, et leurs trois accompagnateurs afghans, qui travaillent pour le magazine "Pièces à conviction" de France 3, ont été enlevés le 29 décembre 2009 dans la province de Kapisa (Est).

Le dernier signe de vie date du 8 avril dernier, dans une vidéo filmée par leurs ravisseurs et dans laquelle Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier appellent à tout mettre en œuvre pour les sortir de là.


Spots de soutien

Rassemblement de soutien pour les 150 jours de captivité
150 jours ! Cela a fait 150 jours que les journalistes de France 3, Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, et leurs trois accompagnateurs afghans sont retenus en otages en Afghanistan. Reporters sans frontières, le comité de soutien des deux journalistes, le Syndicat national des journalistes (SNJ) et la Société des journalistes de la rédaction de France 3 invitèrent à un rassemblement de soutien qui a eu lieu le vendredi 28 mai à 15 heures, devant France Télévisions, esplanade Henri de France, à Paris. De nombreuses personnalités de l’information, dont Patrick Poivre d’Arvor, Elise Lucet, Carole Gaessler, Laurence Ferrari, Harry Roselmack, Audrey Pulvar, David Pujadas, Claire Chazal ou encore Arlette Chabot, ont accepté de participer à cette mobilisation de soutien et ont posé ensemble sur une photo.

Reporters sans frontières et ses partenaires ont souhaité donner une dimension nationale à la mobilisation et ont organisé un deuxième rassemblement le même jour à 15 heures, place Kleber à Strasbourg. Samedi 29 mai, un troisième rassemblement a eu lieu à Marseille, quai de la Fraternité (Vieux Port), en présence de personnalités locales.

Une délégation de Reporters sans frontières, menée par son président, Dominique Gerbaud, et accompagnée de Patrick de Carolis, PDG de France Télévisions, s’est rendue à Kaboul du 15 et au 20 mai pour rencontrer notamment l’ambassadeur de France en Afghanistan, le président du Sénat afghan, le ministre de la Culture et les associations afghanes de journalistes.

Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, et leurs trois accompagnateurs afghans, qui travaillaient pour le magazine "Pièces à conviction" de France 3, ont été enlevés le 30 décembre dans la province de Kapisa (Est).

Le dernier signe de vie date du 8 avril dernier, dans une vidéo filmée par leurs ravisseurs et dans laquelle Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier appellent à tout mettre en œuvre pour les sortir de là.


L’équipe de France 3 en danger

Reporters sans frontières est extrêmement inquiète pour les journalistes de France 3 Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier et leurs accompagnateurs afghans, notamment Mohammed Reza, leur fixeur, qui est détenu avec eux.

"Nous sommes bien conscients que les mots prononcés par les deux journalistes français l’ont été sous la contrainte de leurs ravisseurs. Il est impératif que les autorités françaises prennent les menaces d’exécution au sérieux", a affirmé Reporters sans frontières après l’envoi d’une vidéo par les ravisseurs des deux journalistes de France 3.

"Ces méthodes de chantage utilisées par les taliban sont inacceptables, et placent les familles et les collègues des reporters dans une situation terrible. Nous réitérons notre appel à leur libération immédiate et sans conditions", a ajouté l’organisation.

Sur la vidéo réalisée et diffusée par les ravisseurs, on peut voir successivement Hervé et Stéphane qui lisent en anglais et en français des textes demandant aux autorités françaises de satisfaire les demandes des taliban qui les gardent en otages, sans quoi ils seront exécutés. Dans leurs déclarations, les deux reporters, visiblement amaigris et épuisés par plus de cent jours de détention, expliquent que les taliban veulent que France 3 diffuse cette vidéo.

Lisant un texte en anglais, Hervé déclare notamment : "Ce message est le dernier à l’attention du gouvernement français." Stéphane, alité et très nerveux, lit un texte en français qui s’adresse directement au président Nicolas Sarkozy.

Après les messages des deux journalistes, un texte en pachtou précise que "l’Emirat islamique en Afghanistan a soumis une liste de prisonniers des plus ordinaires au gouvernement de France pour qu’ils soient libérés en échange des deux Français et de leurs collègues afghans, mais le gouvernement de France n’a montré aucun intérêt, considération ou compassion pour la libération de ses ressortissants. Il n’y a pas d’autre option."

Cette vidéo de 3 minutes a été postée sur des forums islamistes le 11 avril. Une première vidéo avait été diffusée par les ravisseurs en février dernier.

Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, et leurs trois accompagnateurs afghans, qui travaillaient pour le magazine "Pièces à conviction" de France 3, ont été enlevés, le 30 décembre dans la province de Kapisa (Est).


8 avril : Rassemblements de soutien à Hervé, Stéphane de France 3, et leurs accompagnateurs afghans pris en otages

Le 8 avril 2010, plusieurs centaines de personnes, dont des employés de France Télévisions, se sont rassemblés sur le parvis de l’Hôtel de ville à Paris pour exprimer leur solidarité à l’égard d’Hervé et Stéphane, deux reporters de France 3, et de leurs trois accompagnateurs afghans, Mohamed Reza, Ghulam et Satar, détenus depuis 100 jours en Afghanistan.

Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris, a exprimé le plein soutien de la ville envers les familles et les collègues de l’équipe de France 3, qui était partie en Afghanistan "faire son travail d’information". "Depuis des années, nous sommes engagés contre les prises d’otages, celle d’Hervé et Stéphane, mais bien d’autres à travers le monde, et c’est pour cela que sur le fronton de la mairie vous trouvez ce message qui dénonce les kidnappings", a déclaré Anne Hidalgo.

Le président de Reporters sans frontières France, Dominique Gerbaud, a annoncé que l’organisation allait se rendre en Afghanistan pour exprimer cette solidarité avec "nos confrères enlevés" et manifester notre soutien à tous ceux qui s’emploient à leur libération.

Un représentant de la Société des journalistes de la rédaction nationale de France 3 a rappelé l’angoisse des familles et des collègues face à l’incertitude sur le sort des deux reporters. La présentatrice d’Elise Lucet a parlé du devoir de discrétion pour ne pas gêner les démarches de l’Etat en vue d’obtenir leur libération, tout en réaffirmant la détermination de France Télévisions à ce que leur sort ne tombe pas dans l’oubli.

De leur côté, Pascale Crayssac et Caroline Olive, amies des deux journalistes, ont confirmé la création d’un Comité de soutien pour la libération de Stéphane et Hervé.

Enfin, l’écrivain franco-afghan Atiq Rahimi a dénoncé les violences faites aux journalistes et intellectuels en Afghanistan. "Je suis au côté de ceux qui dénoncent la folie destructrice et les atteintes à la parole en Afghanistan. Je suis avec vous", a-t-il déclaré.

Des rassemblements de solidarité ont été organisés dans plusieurs villes de province.


21 février : L’état-major des armées françaises relance une polémique nauséabonde sur les journalistes enlevés en Afghanistan

Reporters sans frontières a réagi aux déclarations du général Jean-Louis Georgelin, chef d’état-major des armées françaises, le 21 février 2010 lors du Grand rendez-vous Europe 1-Le Parisien/Aujourd’hui en France, concernant les deux journalistes français kidnappés en Afghanistan : « Nous sommes consternés par ce genre de propos, pour le moins déplacés. C’est la troisième fois depuis l’enlèvement de ces deux journalistes le 29 décembre 2009 que les autorités françaises relancent la polémique, alors même qu’elles ont demandé de faire preuve de discrétion et de retenue. Rappeler encore une fois que les rechercher coûte cher est irrespectueux vis à vis des familles et inutile. »

Le général Jean-Louis Georgelin, chef d’état-major des armées françaises, a déclaré, le dimanche 21 février 2010, lors du Grand rendez-vous Europe 1-Le Parisien/Aujourd’hui en France, que "plus de 10 millions d’euros" avaient été dépensés pour rechercher les deux journalistes de France 3 enlevés fin décembre en Afghanistan. Il a lancé un appel au "sens des responsabilités des uns et des autres".

"Nous avons en gros 870 millions d’euros par an de factures d’opérations extérieures, ce qui est considérable pour un pays comme la France. Nous l’alourdissons naturellement" avec ces recherches, a-t-il commenté. "Je ne vais pas remettre en cause le droit de l’expression et la liberté de la presse, mais je donne le chiffre parce que j’appelle à la responsabilité, au sens des responsabilité des uns et des autres", a-t-il déclaré au cours de l’émission.

Un rédacteur et son cameraman qui travaillaient pour l’émission "Pièces à conviction" de France 3 ont été enlevés avec leurs accompagnateurs afghans le 29 décembre 2009, dans la province de Kapisa (au nord-est de Kaboul). Ils enquêtaient sur la construction d’une route dans cette même région (http://www.rsf.org/Reporters-sans-f...).

Reporters sans frontières rappelle que le président Nicolas Sarkozy avait déclaré que les journalistes de France 3 avaient fait preuve d’une "imprudence vraiment coupable", évoquant le fait que "il leur avait été très clairement demandé de ne pas s’aventurer ainsi parce qu’il y a des risques". Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée, avait estimé, le 17 janvier 2010 dans une émission sur Europe 1, que ces journalistes faisaient "courir des risques aussi à beaucoup de nos forces armées, qui du reste sont détournées de leurs missions principales". Refusant de répondre en détail à une question sur la rançon, Claude Guéant avait conclu néanmoins que "cela a évidemment un coût tout à fait considérable, je me souviens que quelques jours seulement après leur disparition on évaluait déjà ce coût à un million d’euros". http://www.rsf.org/Des-declarations...

Signez la pétition de Reporters sans frontières demandant la libération des deux journalistes français kidnappés en Afghanistan, exhortant les autorités françaises à faire preuve de la retenue et de la discrétion qu’elles avaient elles-mêmes demandées.

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